25/08/2026 · Rédaction

Vente d'une résidence secondaire : quel pourcentage de plus-value ?

36,2 % sur le gain, avant abattement

La plus-value d'une résidence secondaire supporte 19 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 36,2 % au total sur le gain imposable — un régime dont seule la résidence principale échappe entièrement.

Un abattement qui grandit avec les années

Au-delà de la cinquième année, l'abattement réduit chaque année la part imposable : 6 % par an pour l'impôt sur le revenu jusqu'à la vingt-et-unième année, puis 4 % pour la vingt-deuxième, avec exonération totale ensuite. Pour les prélèvements sociaux : 1,65 % par an jusqu'à la vingt-et-unième année, 1,6 % pour la vingt-deuxième, puis 9 % par an jusqu'à l'exonération complète au-delà de la trentième année.

La résidence principale, hors de ce régime

Ce régime des 19 % et 17,2 % ne concerne que les résidences secondaires et les autres biens immobiliers : la vente de la résidence principale reste, elle, totalement exonérée de plus-value.

Vendre une résidence secondaire, contrairement à la résidence principale, ne se fait jamais sans conséquence fiscale : le gain réalisé — la plus-value — est imposé. L’Étude de Maître Nathalie FORTUNATO, à Châteauroux, explique le taux applicable et la manière dont la durée de détention du bien vient l’alléger.

Un taux de 36,2 % sur le gain imposable

La plus-value réalisée lors de la vente d’une résidence secondaire — c’est-à-dire la différence entre le prix de vente et le prix d’acquisition, après prise en compte de certains frais et travaux — supporte deux impositions cumulatives : 19 % au titre de l’impôt sur le revenu, et 17,2 % au titre des prélèvements sociaux (CSG, CRDS et contributions additionnelles). Ensemble, ces deux taux représentent 36,2 % du gain imposable.

Ce taux de 36,2 % s’applique avant tout abattement : il porte sur la plus-value telle que calculée après les correctifs autorisés (frais d’acquisition, travaux justifiés), mais avant la réduction que la durée de détention du bien permet ensuite d’obtenir.

Un abattement qui s’installe après la cinquième année de détention

Le législateur n’impose pas la plus-value de la même façon quelle que soit l’ancienneté du bien. Un abattement pour durée de détention réduit chaque année la part imposable, à compter de la sixième année de possession — mais l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux ne suivent pas le même rythme, ni la même échéance finale.

Pour l’impôt sur le revenu, l’abattement est de 6 % par an de la sixième à la vingt-et-unième année, puis de 4 % au titre de la vingt-deuxième année : l’impôt sur le revenu est donc totalement effacé pour tout bien détenu au-delà de la vingt-deuxième année. Pour les prélèvements sociaux, l’abattement progresse plus lentement : 1,65 % par an de la sixième à la vingt-et-unième année, puis 1,6 % au titre de la vingt-deuxième année, puis 9 % par an à partir de la vingt-troisième — l’exonération totale de prélèvements sociaux n’intervenant qu’au-delà de la trentième année de détention.

Concrètement, plus un propriétaire conserve longtemps sa résidence secondaire avant de la vendre, plus la part imposable se réduit — d’abord au titre de l’impôt sur le revenu, puis, plus lentement, au titre des prélèvements sociaux. Un vendeur a donc toujours intérêt à faire vérifier, avant la vente, la date d’acquisition exacte du bien : elle détermine directement le montant net de l’imposition.

La résidence principale, elle, reste hors du champ de cette taxation

Ce régime des 19 % et 17,2 % ne s’applique qu’aux résidences secondaires et aux autres biens immobiliers ne constituant pas la résidence principale du vendeur (immeubles locatifs, terrains, résidences de vacances). La résidence principale du vendeur au jour de la vente, elle, bénéficie d’une exonération totale de plus-value, quelle que soit la durée de détention — une différence de traitement qu’il convient de vérifier avant toute cession, notamment lorsque le bien vendu n’est plus occupé à titre principal depuis un certain temps.

Une taxe additionnelle peut par ailleurs s’appliquer aux plus-values immobilières les plus importantes, en complément des 19 % et 17,2 %. Son existence doit être anticipée dès l’estimation du prix net vendeur, pour un bien dont la plus-value s’annonce élevée.

Une fiscalité qui se calcule au moment de l’acte

Le calcul de la plus-value imposable — et donc du montant net que le vendeur percevra réellement — est réalisé par le notaire au moment de la signature de l’acte de vente : c’est lui qui détermine le prix d’acquisition retenu, les frais et travaux imputables, l’abattement pour durée de détention applicable, et qui reverse directement l’impôt dû à l’administration fiscale sur le prix de vente. Le vendeur n’a donc rien à régler de son côté. Il doit toutefois reporter le montant de cette plus-value sur sa déclaration de revenus de l’année de la vente — sans nouveau paiement, l’impôt ayant déjà été acquitté par le notaire — car ce montant entre dans le calcul de son revenu fiscal de référence.

Le rôle du notaire

Avant même la signature du compromis, un notaire peut établir une estimation précise de la plus-value et de son imposition, à partir des titres de propriété et des justificatifs de travaux du vendeur. Cette anticipation permet d’évaluer le prix net réellement disponible après la vente, et d’envisager, le cas échéant, les stratégies patrimoniales adaptées à la situation du vendeur.

L’Étude de Maître Nathalie FORTUNATO, à Châteauroux, accompagne les propriétaires de l’Indre dans la vente de leurs résidences secondaires, du calcul de la plus-value jusqu’à la signature de l’acte.

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Questions fréquentes

Quel est le taux d'imposition de la plus-value sur une résidence secondaire ?
La plus-value imposable supporte 19 % au titre de l'impôt sur le revenu et 17,2 % au titre des prélèvements sociaux, soit 36,2 % au total, avant application de l'abattement pour durée de détention.
Ce taux baisse-t-il avec la durée de détention du bien ?
Oui. Pour l'impôt sur le revenu, l'abattement est de 6 % par an de la sixième à la vingt-et-unième année, puis de 4 % pour la vingt-deuxième — l'exonération est alors totale. Pour les prélèvements sociaux, il est de 1,65 % par an sur la même période, puis 1,6 % pour la vingt-deuxième année, puis 9 % par an jusqu'à l'exonération complète au-delà de la trentième année.
Ce régime s'applique-t-il à la résidence principale ?
Non. La résidence principale du vendeur au jour de la cession est totalement exonérée de plus-value, quelle que soit la durée de détention. Seules les résidences secondaires et les autres biens immobiliers relèvent de ce régime des 19 % et 17,2 %.
Existe-t-il une imposition supplémentaire pour les plus-values les plus élevées ?
Une taxe additionnelle peut s'appliquer aux plus-values immobilières les plus importantes, en complément de l'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux. Un notaire évalue, avant la vente, l'ensemble de la fiscalité applicable à l'opération.
Le vendeur doit-il accomplir une démarche fiscale de son côté ?
Le notaire calcule la plus-value, établit la déclaration et paie l'impôt directement sur le prix de vente : le vendeur n'a rien à régler lui-même. Il doit toutefois reporter le montant de cette plus-value sur sa déclaration de revenus de l'année, sans nouveau paiement, car il entre dans le calcul de son revenu fiscal de référence.

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